Fiscalité crypto au Bangladesh : guide 2026

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Fiscalité des cryptomonnaies au Bangladesh : guide complet 2026

 

Résumé rapide

Le Bangladesh adopte l’une des positions les plus strictes au monde en matière de cryptomonnaies. La Banque centrale du Bangladesh a déclaré à plusieurs reprises que l’utilisation et le trading de cryptomonnaies sont illégaux sur le territoire national. Par conséquent, il n’existe aucun cadre fiscal spécifique dédié aux cryptomonnaies. Toutefois, d’un point de vue fiscal, tout revenu ou gain issu d’actifs numériques peut néanmoins relever des lois fiscales existantes sur l’impôt sur le revenu, administrées par le National Board of Revenue (NBR). Cela crée une situation complexe dans laquelle l’activité crypto est interdite, mais tout revenu non déclaré — quelle qu’en soit la source — reste imposable.

 

Comment le Bangladesh classe les cryptomonnaies à des fins fiscales

 

Les cryptomonnaies comme actifs numériques illégaux / non autorisés

Le Bangladesh ne reconnaît pas les cryptomonnaies comme monnaie légale, instruments financiers ou actifs numériques licites. La Banque centrale du Bangladesh a publié plusieurs circulaires avertissant que les transactions en cryptomonnaies enfreignent les lois existantes relatives au contrôle des changes, à la lutte contre le blanchiment d’argent et aux systèmes de paiement.

 

Cadre juridique clé

Bien qu’il n’existe aucune loi fiscale spécifique aux cryptomonnaies, les autorités compétentes s’appuient notamment sur :

 

  • Les circulaires de la Banque centrale du Bangladesh — interdisant l’utilisation et le trading des cryptomonnaies
  • L’ordonnance relative à l’impôt sur le revenu — taxation des revenus non déclarés ou inexpliqués
  • Les lois relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent et au contrôle des changes

 

Événements crypto imposables au Bangladesh (théoriquement)

 

1. Vente de cryptomonnaies contre des monnaies fiduciaires

Bien que la vente de cryptomonnaies soit illégale au Bangladesh, tout revenu ou gain généré — s’il est découvert — peut être traité comme un revenu imposable selon les règles générales de l’impôt sur le revenu. Les autorités fiscales se concentrent sur l’existence du revenu plutôt que sur sa légalité.

 

2. Échange de cryptomonnaies contre des cryptomonnaies

Les transactions crypto-à-crypto ne sont pas autorisées légalement. Toutefois, du point de vue du contrôle fiscal, les gains réalisés par ce biais peuvent être considérés comme des revenus non déclarés.

 

3. Réception de cryptomonnaies en tant que revenu

Les cryptomonnaies reçues via le freelancing, le minage, des services en ligne ou des plateformes étrangères peuvent être considérées comme un revenu si elles sont converties ou utilisées économiquement, même si l’activité sous-jacente est interdite.

 

4. Activité crypto de source étrangère

Les résidents percevant des revenus à l’étranger — y compris via des actifs numériques — sont généralement soumis aux règles fiscales bangladaises si ces revenus sont rapatriés ou utilisés localement.

 

Taux d’imposition des cryptomonnaies au Bangladesh

 

Traitement au titre de l’impôt sur le revenu

Il n’existe pas de taux d’imposition spécifique aux cryptomonnaies. Si les revenus liés aux cryptomonnaies sont évalués fiscalement, ils peuvent être imposés selon les barèmes standards de l’impôt sur le revenu applicables aux particuliers ou aux entreprises.

 

Revenus non déclarés

Si les revenus en cryptomonnaies sont classés comme non déclarés ou inexpliqués, des taux effectifs plus élevés et des pénalités peuvent s’appliquer conformément aux pratiques d’application du NBR.

 

Obligations déclaratives liées aux cryptomonnaies au Bangladesh

 

Déclarations fiscales

Les contribuables sont tenus de déclarer toutes leurs sources de revenus dans leur déclaration annuelle d’impôt. Le défaut de déclaration de revenus — quelle que soit leur légalité — peut entraîner des contrôles fiscaux et des sanctions.

 

Déclaration des actifs et revenus étrangers

La détention d’actifs ou de revenus à l’étranger peut nécessiter une déclaration au titre des règles bangladaises relatives aux revenus étrangers, en particulier lorsque les fonds sont rapatriés.

 

Exigences en matière de conservation des documents

Bien que les cryptomonnaies soient interdites, le NBR peut néanmoins demander des documents relatifs à un enrichissement ou à des revenus inexpliqués, y compris des relevés bancaires et des historiques de transactions.

 

Traitement fiscal des pertes en cryptomonnaies

 

Aucune reconnaissance des pertes

Étant donné que l’activité liée aux cryptomonnaies est illégale, les pertes ne sont pas reconnues à des fins de déduction fiscale. Aucun mécanisme de compensation ou de report des pertes n’est disponible.

 

Cas particuliers : NFT, airdrops et DeFi

 

Transactions NFT

Les NFT ne sont pas reconnus par le droit bangladais. Tout revenu issu de la vente de NFT ou de redevances — s’il est découvert — peut être traité comme un revenu imposable sans protection juridique.

 

Airdrops

Les tokens reçus via des airdrops peuvent être considérés comme des revenus inexpliqués s’ils génèrent un avantage économique.

 

Activités DeFi

La participation à la finance décentralisée (DeFi) est également interdite. Tout revenu réalisé peut relever des règles relatives aux revenus non déclarés.

 

Comment se préparer à la conformité fiscale au Bangladesh

 

Comprendre les risques juridiques

Avant d’envisager la conformité fiscale, les particuliers doivent comprendre que l’activité liée aux cryptomonnaies est illégale au Bangladesh et peut exposer à des risques réglementaires ou pénaux.

 

Transparence des revenus

D’un point de vue fiscal, le NBR se concentre sur la déclaration des revenus. Toute augmentation inexpliquée du patrimoine peut faire l’objet d’un examen, quelle que soit sa source.

 

Sanctions en cas de non-conformité

 

Les sanctions peuvent inclure des rappels d’impôts, des amendes, des intérêts ainsi que d’éventuelles actions juridiques en vertu des lois fiscales, de change ou de lutte contre le blanchiment d’argent. L’application est discrétionnaire et dépend des circonstances de chaque cas.

 

Conclusion

 

Le Bangladesh reste une juridiction hostile aux cryptomonnaies, avec des interdictions explicites imposées par la banque centrale. Bien qu’il n’existe pas de régime fiscal formel dédié aux cryptomonnaies, les revenus qui en proviennent peuvent toujours être imposables au titre des lois générales sur l’impôt sur le revenu s’ils sont détectés. Les particuliers doivent faire preuve d’une extrême prudence et solliciter des conseils professionnels lorsqu’ils traitent des actifs numériques au Bangladesh.

 

Références / Sources