L’Australie considère les cryptomonnaies comme des biens, ce qui signifie qu’elles sont soumises à l’impôt sur les plus-values (Capital Gains Tax – CGT) lors de leur cession. L’Australian Taxation Office (ATO) exige que les contribuables déclarent les plus-values, les moins-values et les revenus liés aux cryptomonnaies, y compris le staking, le minage, les airdrops et les activités commerciales. La tenue de registres est obligatoire et des pénalités s’appliquent en cas de non-conformité. Le cadre fiscal repose sur les directives de l’ATO et sur la loi relative à l’impôt sur le revenu.
L’ATO classe les cryptomonnaies comme des biens et non comme des devises étrangères. Les cryptos détenues par des particuliers, des investisseurs et des entreprises sont soumises aux règles de la CGT prévues par la loi relative à l’impôt sur le revenu.
La fiscalité des cryptomonnaies en Australie est régie par :
La vente de cryptomonnaies contre des dollars australiens (AUD) ou une autre monnaie fiduciaire déclenche un événement de CGT. Les gains ou pertes doivent être calculés à partir du coût d’acquisition de l’actif.
Les échanges crypto-à-crypto sont également des événements de CGT. Chaque échange doit être évalué en dollars australiens au moment de la transaction.
Payer avec des cryptomonnaies est considéré comme une cession d’actif et nécessite une déclaration au titre de la CGT.
Les cryptomonnaies obtenues via :
sont imposées comme des revenus ordinaires. La cession ultérieure de ces actifs déclenche ensuite la CGT.
Les interactions DeFi, y compris le lending, le yield farming et les récompenses de liquidité, peuvent entraîner des revenus imposables ou des événements de CGT selon la nature de la transaction.
Les particuliers et les trusts peuvent bénéficier d’un abattement de 50 % sur la CGT s’ils détiennent les cryptomonnaies pendant plus de 12 mois avant leur cession.
La CGT n’est pas un impôt distinct, mais fait partie de l’impôt sur le revenu. Le taux applicable dépend de votre tranche marginale d’imposition.
Les cryptomonnaies utilisées à des fins personnelles peuvent être exonérées de CGT si :
Cette exonération est rare et ne s’applique pas aux activités d’investissement ou de trading.
Les revenus doivent être déclarés à leur valeur de marché en AUD au moment de la réception.
L’ATO exige la conservation de registres détaillés des transactions en cryptomonnaies, notamment :
Les investisseurs doivent inclure les calculs de CGT dans leur déclaration annuelle. Les entreprises doivent déclarer les cryptomonnaies comme stock ou comme revenu, selon leur classification.
L’ATO surveille les transactions en cryptomonnaies grâce aux données transmises par les plateformes d’échange. Le non-respect des obligations de déclaration peut entraîner des contrôles ou des sanctions.
Les pertes en capital peuvent être imputées sur les gains en capital. Les pertes non utilisées peuvent être reportées indéfiniment, mais ne peuvent pas réduire le revenu ordinaire.
Les NFT sont soumis aux règles standard de la CGT. La vente ou l’échange d’un NFT constitue une cession imposable.
Les opérations DeFi peuvent entraîner des revenus imposables ou des événements de CGT. Le traitement fiscal dépend du changement de propriété effective ou de la réalisation des récompenses.
Un suivi précis permet d’identifier les événements de CGT, les coûts d’acquisition et les montants de revenus. Les logiciels de fiscalité crypto peuvent automatiser des rapports conformes aux exigences de l’ATO.
De nombreuses plateformes intègrent les règles de l’ATO, y compris le calcul des abattements CGT, l’évaluation des revenus et des rapports détaillés.
Les déclarations tardives ou incorrectes peuvent entraîner des pénalités, des intérêts ou des contrôles de l’ATO. Les systèmes de rapprochement de données donnent à l’ATO une forte capacité de surveillance des activités crypto.
L’Australie dispose d’un cadre fiscal clair pour les cryptomonnaies, appliquant la CGT aux cessions et l’impôt sur le revenu aux gains. Face à une application stricte par l’ATO et à des obligations déclaratives détaillées, les investisseurs doivent tenir des registres précis et comprendre la qualification fiscale de chaque transaction crypto.